Rose en concert au Petit Théâtre de l'Opéra de Bastia

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Ouvrir doucement la porte et se calfeutrer dans l’alcôve du fond. Deux enjambées plus en avant, la scène du Petit Théâtre où Rose et ses deux acolytes géniaux, Thomas Semence et Mathieu Coupat viendront s’installer pour un moment que l’on ne sait pas encore comment qualifier…

La petite salle est pleine à craquer, remplie au millimètre d’un mélange de fans et de curieux, en proportions changeantes selon les soirs, tous unis dans la même envie de passer une jolie soirée.
D’emblée l’ambiance extrêmement chaleureuse, pareille proximité étant nettement propice à la complicité. Rose, d’un naturel toujours spontané, s’en amusera dès le départ et dialoguera tout du long avec les gens, rendant ainsi la soirée d’autant plus conviviale.

Les chansons de Rose sont ici présentées dans un écrin acoustique, et si certains les découvrent ce soir, les plus connaisseurs leur trouveront un charme à la fois différent et familier. On se surprend à chantonner un peu tout le temps, et quand 2 ou 3 personnes se lancent dans cette configuration ça prend bien vite une chouette allure de chorale. Et ça donnera lieu à de belles surprises comme Pour être deux et cette participation dingue sur le pont qui a décuplé l’intensité de la chanson.
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On a dit… 10 ans déjà pour Madamelune.

Madamelune_10ans

Madamelune c’est une chouette petite structure, qui a produit tout un tas de chouettes concerts & créations (quelques live reports par-ci, par-là), dont les fameux Rendez-vous de la Lune qui officièrent quelques années au presbytère de Saint-Eustache.

La dernière création en date avait lieu à la Philharmonie de Paris, avec des artistes comme Rosemary Standley, Simon Dalmais, Camille, Oxmo Puccino , Nicolas Martel et de nombreux autres… tous avaient la particularité d’avoir participé au fil des ans à d’autres créations madamelunesques.

Alors forcément c’était émotionnant, déjà parce qu’On a dit on fait un spectacle est une création originale aux improbabilités géniales, mais aussi d’un point de vue personnel parce que mine de rien ça fait 10 ans aussi que dans une vie parallèle, j’accompagne tout ça d’un bout de clavier et de quelques coups de souris…

www.madamelune.com

Bye Bye 2015

Il y a 9 ans, j’avais fait une petite vidéo compilant de bons souvenirs de concerts entre 2004 et 2006.

Cette année, après avoir vu 120 concerts, j’ai eu envie de refaire la même chose. Parce que ce que j’ai envie de retenir de 2015, ce sont ces moments incroyables vécus autour de la musique, que ce soit au cœur de fosses intimistes ou en bord de scènes géantes.

L’idée m’est venue tard dans l’année, donc ce sera loin d’être exhaustif, et la contrainte auto-imposée fut de n’utiliser que des moments saisis à l’iPhone 😉

Voici donc mes souvenirs de 2015 :

Musique : Red Eyes de War On Drugs
Liste des artistes de la vidéo à venir, mais si quelqu’un trouve tout d’ici là … 😉

#‎MesPlusBeauxSouvenirsDuBataclan‬

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Sauter partout dans la fosse au pot de départ de Fauve, y voir feu-WU LYF, y trouver que le son n’y a jamais été aussi pourri que le jour où les Hanson y ont joué mais que pourtant c’était génial, assister depuis le stand de merch au concert de Jeanne Cherhal entourée des French Cowboys, se prendre la plus belle claque folk du monde avec The Swell Season et revenir ensuite y voir Glen Hansard, regarder incrédule la foule hystérique face à Tokio Hotel en pleine montée de notoriété, retrouver la Rose des débuts en découvrant l’inédite « Paris » pour la première fois, se demander ce qu’on fait là en voyant Sexion D’Assaut débarquer en première partie d’OrelSan, découvrir Stromae en live, tester ses bouchons d’oreille fraîchement moulés au son de Seasick Steve, se rappeler du moment incroyable où l’intro de « Dreams » a retenti en rappel surprise au concert de Dolores O’ Riordan, chanter à pleine voix les « Palapapa » de LA avec la foule au concert Bensé, y applaudir Izia, Jil Is Lucky, Cœur de Pirate, Mina Tindle, The Neighbourhood, The Vaccines, K’s Choice et tant d’autres….

Y recevoir mon diplôme de master 2.

Et puis y voir LE concert qui a changé ma vie, celui de Zazie le 3 janvier 2003.

‪#‎MesPlusBeauxSouvenirsDuBataclan‬ ‪#‎listenonexhaustive‬

Échappée pyrénéenne

Se planifier une échappée montagnarde comme les année précédentes (cf ici ou . Se dire qu’on peut tenter le niveau supérieur puisque l’année écoulée fut plutôt sportive. Réaliser assez vite que si l’on peut tenir la durée et le dénivelé, tenir le rythme est une autre affaire. Oublier la règle de base de protéger ses pieds le premier jour. Revenir avec des ampoules déjà percées. Remarcher tout de même. Serrer les dents. Revenir chaque soir avec des plaies de plus en plus infectées malgré compeed, pansements, elasto, et enrubannages complets. Tomber en descente, s’érafler un peu partout. Superficiellement, mais pile le jour de la nuit en refuge. En Espagne. Soins sommaires. Hématomes en vue. Mais quand la nuit tombe sur cet endroit perdu des montagnes espagnoles où rien ne capte, se dire que malgré le fait que tout ton corps te brûle, tu es bien. Déconnexion absolue. Recentrage sur l’essentiel. Serrer à nouveau les dents pour rentrer en France. Dévalisage pharmaceutique. Dernier jour. « Seulement » 1200m de dénivelé positif au programme. Impossible de faire un pas. Chauffer les blessures, passer le cap où la douleur s’apprivoise. Dernier sommet, dernière descente. Reposer pour de bon ses chaussures de marche. Moment debrief. Le guide qui glisse « pour tenir pareille semaine avec les pieds dans cet état, fallait un sacré mental… ». Le prendre comme une victoire. Et constater que même en repartant avec l’impossibilité claire et nette du port de tout type de chaussures pour un moment, tout ce qui je retiens de cette semaine hors de tout, c’est justement ce côté hors de tout. L’espace. L’immensité calme. Sacré bol d’air.

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Alors voilà, il sort aujourd'hui.

Il y a des aventures dans lesquelles on n’aurait jamais pensé se retrouver embarqué.

Des albums, on en voit sortir toutes les semaines dans nos métiers, et on a beau y être attaché d’une manière ou d’une autre, cette sortie là, elle a quelque chose de particulièrement important pour moi.

Parce que par un heureux concours de circonstances, j’ai pu voir naître cet album au fil des mois. Ébauches, ratures, brouillons, maquettes, mises à plat… ce n’est pas quelque chose qu’il est commun de suivre (du moins quand on ne travaille pas à l’artistique). Assister à l’enregistrement en studio fut une expérience complètement passionnante à vivre, de même que suivre ensuite quelques séances de travail pour finaliser les morceaux. Un sacré paquet de découvertes de ces pans du métier, auquel s’est ajoutée ensuite la chaîne plus habituelle de l’élaboration de « la forme ». L’expression « de A à Z » a ainsi pris tout son sens.

Donc pour le coup quand tu as dans les mains l’objet final, c’est tout sauf anodin. C’est même plutôt complètement émouvant…

Alors voilà, il sort aujourd’hui cet album.
Il s’appelle Pink Lady et il est magnifique.

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Céline Dos Santos – Long way back (Ont Sofa Sessions)

La tête dans le guidon, bien souvent, on ne prend plus le temps de rien. Plus de 10 jours que cette session est en ligne et je ne prends que maintenant le temps de la regarder…

Céline fait partie de ces belles rencontres amicales et musicales qui ont marqué ma vie. Nos routes se sont croisées il y a environ 12 ans, on a partagé pas mal de (très) chouettes aventures pendant quelques années et puis le temps a passé trop vite et en nous retrouvant l’an dernier, nous avons préféré ne pas compter et profiter de l’instant.

Mais bref toujours est-il que découvrir sa jolie nouvelle compo jouée live ainsi me plonge dans une certaine nostalgie… (dimanche soir spirit ?)

It’s a long way back from where I’m from
It’s a long way back to where I belong

Pour ceux qui voudraient savoir de quoi la chanson parle, je lui emprunte l’explication :

The song was inspired by my granddad’s story when he left his wife and children in Portugal to find work and a place to live in France. They joined him two years later and my Portuguese family has been settled there ever since. More generally, the song also applies to anyone who’s ever left home.


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Si on m'avait dit un jour…

… que je ferais un semi-marathon, clairement j’aurais ri.

Le footing ça a toujours ma bête noire. L’enfer de mes années collège/lycée.
Et pourtant là un dimanche de mars 2015, je viens officiellement d’accomplir un semi-marathon.

semiparis2015

2 heures 28 minutes et 52 secondes pour 21,1 kilomètres.

Il y a 1 an tout dans cette phrase m’aurait semblé fou. Le kilométrage et le temps de course.
Le mystère des déclics de la vie. Non pas que cela ait été un but en soit pour moi d’arriver à courir au-delà des 9 minutes qui furent mon maximum pendant 28 ans, mais tout de même c’est une sacrée victoire.

Ce n’était pas la première fois que je faisais cette distance, j’avais même eu l’idée saugrenue de le faire le week-end dernier, sans le préméditer, sans préparation donc et surtout sans ravitaillement d’aucune sorte. (Aka le truc déconseillé par excellence)

Mais c’est très différent de courir pour soi et de courir de façon encadrée. Dans les courses, il y a cette histoire de sas, d’horaires, de parcours imposé. La liberté qui fait le charme des footings solitaires n’est plus là, c’est une performance à accomplir.

2h28 c’est mon meilleur temps sur cette distance, et pourtant je m’étais arrêtée dans un café pour soulager ma vessie (détail palpitant mais tout de même, essayez de courir avec des restes d’ampoules, des courbatures ET une envie pressante : j’ai tenu 3 kilomètres avant de décider de remédier à l’un des maux).

Je n’avais pas d’objectif de temps, juste celui de faire cette distance officiellement.
C’est chose faite. Et j’avoue en être fière.

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Spéciale dédicace à la DreamTeam du lycée qui ont connu mes débuts niveau zéro au footing et avec qui je peux enfin courir aujourd’hui 😉

Ce n'est plus chez toi

Cela faisait longtemps. Longtemps que tu n’avais approché cette partie de la gare. Les quais te sont familiers, mais pas les trains. Ils ont changé.
Cette ligne tu la connaissais par cœur. Tu te surprends à regarder le panneau d’affichage. Tu comptes les stations. En descendant, tes pas te guident automatiquement. Tu vas chez une amie de longue date. Ce trajet tu l’as fait des centaines de fois.
Tu reconnais le portail, la maison et ses vieilles pierres. L’intérieur n’a pas changé. Ces maisons familiales au mobilier ancien, réconfortant. Et l’escalier. Y monter en chaussettes. Tu te rends compte que ça te manquait. Monter l’escalier en chaussettes. Une action anodine. Mais qui ne t’arrive plus jamais.
Tard dans la nuit, tu repars avec une autre amie. Tu conduis, les routes sont familières mais tu hésites sur le chemin. Tu te surprends à être surprise de te souvenir.
L’hésitation de ceux qui sont désormais de passage sans point de chute dans des espaces qui ont été leurs.
Tu te rappelles aussi la maison, où tu la déposais jadis. Tu t’y arrêtes cette fois. L’escalier à nouveau. L’ambiance familière, familiale, réconfortante.
Au matin, tu reprends le train. De plus loin. Tu revois ton ancienne gare.
Là où tu ne t’arrête plus. Ce n’est plus chez toi.